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Mer Rouge. Connue pour sa nature inédite, cette région offre aux touristes de nouvelles et différentes activités très attirantes. Dans le monde des safaris et des croisières |
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En effet, sur la côte égyptienne de la mer Rouge se dressent des chaînes de montagnes colorées, riches en minéraux. « Les couleurs de ces montagnes ont inspiré les marins de l’Antiquité pour nommer cette étendue la mer Rouge », explique le guide touristique Tareq Rabie. Selon lui, à quelques kilomètres des villes, et aussi à la base de ces montagnes, notamment celles d’Al-Chayeb et d’Al-Dokhane (la fumée), les touristes ont l’occasion de faire de vraies excursions aventureuses et mener, pour une ou deux journées, une vie nomade avec les bédouins qui leur préparent de copieux plats orientaux et notamment les chèvres rôties. Avis partagé par Ihab Taher, directeur de la Chambre du tourisme de plongée. Afin d’entrer au désert, « les touristes prennent de petits véhicules à quatre roues, préférés aux classiques 4X4 », commente-t-il. Et afin d’éviter certaines difficultés, le visiteur doit prendre la route goudronnée déjà par l’Etat, et ce en suivant les consignes du guide de l’excursion |
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« Chaque désert a sa nature et son goût », commente le touriste allemand Hans, ayant fait le tour de toute l’Egypte. Pour lui, alors que le Désert occidental se compose de plaines et de petits monticules de calcaire, le Désert oriental, et notamment la partie qui côtoie la mer Rouge, se distingue par ses montagnes de roches sédimentaires et de haute altitude, ainsi que ses vallées. « Il est plus dangereux mais fascinant toujours », affirme-t-il. Au sein du désert, le visiteur devient le convive de l’une des petites communautés bédouines. En pleine nature, le touriste mène une vie complètement primitive, débarrassée de toute technologie. Pas de maisons, ni d’électricité. Il s’abrite dans une tente bédouine ou bien au sein d’une grotte. On lui sert du thé et des pâtes cuites par les bédouins sur le bois flamboyant. D’ailleurs, pendant la soirée, le visiteur a l’occasion de contempler les étoiles à travers les télescopes qui sont installés à certains endroits des montagnes des alentours. « A la mer Rouge, le ciel est clair la plupart des mois de |
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l’année. C’est pourquoi nous voyons clairement les formations des groupes stellaires déjà connus », commente Ahmad Galal, tour-opérateur des groupes et VIP à Bright Sky Travel. Avis partagé par Tareq Rabie, ajoutant que la pureté du climat, la clarté du ciel et cette ambiance calme et saine éblouissent le touriste, le fascinent et l’incitent à retourner encore une fois. De même, au fur et à mesure, le désert change de paysage durant la journée. Lors du crépuscule, les chaînes de montagnes acquièrent un teint rouge jaunâtre, alors qu’à l’aube et au lever du soleil, ses rayons offrent une couleur dorée. « Ce sont des périodes propices pour la prise des photos », reprend Hans.
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Habitudes mystérieuses Reste la faune et la flore ainsi que l’observation des oiseaux. Les montagnes et leurs grottes abritent beaucoup d’espèces à l’instar des reptiles, des gazelles, des renards et des chauves-souris qu’observe le visiteur pendant son excursion. « C’est une bonne occasion de mentionner quelques habitudes de ces animaux. La gazelle, par exemple, fait plusieurs sauts d’une roche à l’autre avant de retourner à son abri pour dormir. Peut-être est-ce une manière pour dérouter les chasseurs, mais aussi pour dépenser toute son énergie avant le sommeil », reprend Galal. Quant aux dromadaires, ils sont plutôt répandus au sud de la mer Rouge, c’est-à-dire à Chalatine et Marsa Alam. D’après Ihab Taher, ces lieux sont célèbres pour leurs marchés de dromadaires que les touristes cherchent à voir et prendre en photos. Le touriste est censé se diriger vers la réserve naturelle de Wadi Al-Guimal qui est à 30 kilomètres au sud de Marsa Alam. Là-bas, il fera une bonne tournée d’une demi-journée à dos de dromadaire, et ce en écoutant les fascinants chants des bédouins
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D’autre part, le désert comprend, de même, quelques phénomènes que les bédouins saisissent au cours de la tournée touristique. Ce sont les anciens ravins. Désormais secs, « ceux-ci sont fréquemment visités par les touristes et notamment les scientifiques », reprend Ihab Taher. D’ailleurs, les amateurs de sites archéologiques peuvent y trouver leur marotte. La mer Rouge leur offre plusieurs vestiges de différentes époques. En effet, les montagnes de la mer Rouge exposent un musée préhistorique de plein air. « Ceci grâce aux graffitis colorés qui ornent leurs grottes », reprend Tareq Rabie. De même, au bord de la mer se trouvent plusieurs ports des époques pharaonique et islamique, et ce sans oublier la citadelle islamique de Qosseir où avaient été protégés les soldats de l’Expédition française. Quant à l’époque copte, la mer Rouge offre à ses visiteurs les couvents Saint-Paul et Saint-Antoine qui témoignent des débuts du monachisme au monde entier.
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Croisières et sports nautiques Quant au monde maritime, tous les bords de la mer Rouge représentent, en effet, un milieu adéquat pour les différents sports nautiques. Vu « son peu de vagues, son climat calme ainsi que sa clarté, la mer Rouge est prête pour la navigation toute l’année, la plongée à de profondes prolongations ainsi que le windsurf », explique Ihab Taher. Aussi, la mer Rouge comprend des milliers d’espèces de coraux et de poissons multicolores. Raison pour laquelle les touristes plongent dans la mer Rouge. Mais le plus important, c’est « le safari maritime dont la durée atteint au moins une semaine en pleine mer. Nous faisons la visite de plusieurs îles lointaines, notamment celles d’Al-Zabarguète et d’Al-Akhaweine (les deux frères). C’est là où l’on observe le mariage du requin », reprend l’expert. Selon lui, les bateaux sont plutôt des hôtels maritimes et doivent être équipés de tous les outils de plongée. Raison pour laquelle cette excursion est plus chère que les autres. D’ailleurs, les membres du groupe touristique doivent être de compétents plongeurs. Lorsque le touriste se trouve entouré de multiples espèces de poissons, notamment le manta, le napoléon dont la tête ressemble à celle de Napoléon et son chapeau, les dauphins ainsi que les requins, il est ébloui et fasciné d’un tel monde légendaire. « Les espèces de requins ne sont pas sauvages comme celles d’Australie par exemple. Nous, les experts de plongée, nous connaissons les lieux sains de plongée. Il y en a d’autres qui abritent des espèces sauvages. Mais nous évitons d’y aller », reprend Taher. Mer, désert et soleil. Trois éléments se sont regroupés en un seul lieu : la mer Rouge, pour créer un tourisme de très bonne qualité et rentable bien sûr. Il est temps de saisir toutes ces ressources et les exploiter, mais sans les détruire.
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